L'étude a été menée par Jo Williams, une chercheure britannique de l'University college London qui s'est appuyée sur des statistiques anglaises et galloises. Ses travaux sont parus dans la revue Environment, development and sustainability.

Une personne seule achète 38 % de produits, 42 % d'emballages, 55 % d'électricité, et 61 % de gaz de plus que si elle faisait partie d'un foyer composé de quatre membres. Ce qui entraîne aussi une plus grande production de CO2. Dans un foyer de ce type, chacun produit 1 tonne de déchets par an contre 1,6 tonne pour les personnes vivant seules.

Or, le nombre de ménages d'une personne ne cesse d'augmenter, en Grande-Bretagne comme ailleurs. En France, selon le recensement de l'Insee datant de 2004, ils représentent 14,2% des Français, contre 12,9% en 1999. L'augmentation est particulièrement importante chez les hommes de 35 à 45 ans qui sont, d'après les résultats de Jo Williams, la catégorie la plus consommatrice des ménages d'une personne.

Mais la chercheure estime que des mesures peuvent être prises pour diminuer leur empreinte écologique. Les gouvernements devraient d'abord encourager les gens à vivre en économisant l'espace. Pour cela, le secteur du bâtiment devrait réfléchir à des habitations plus pratiques. Autre mesure : l'instauration d'une taxe pour les personnes utilisant trop d'espace. Enfin, avec une publicité adéquate, les foyers d'une personne pourraient se tourner vers des maisons et des produits plus écologiques.

Source : Journal de l'environnement